Qualite BZH entraine un chien a detecter la presence de merule et autres champignons du bois.

Le meilleur ami de l’homme n’a pas fini de nous rendre des services ! Meilleur des compagnons à la maison, il se rend utile pour l’humanité depuis la préhistoire et aux chiens de berger, de secours ou encore de détection, une nouvelle compétence vient s’ajouter à l’infinie palettes de bienfaits que le chien ne cesse de démontrer ! On connaissait les chiens renifleurs des douanes, ou encore les chiens renifleurs d’explosifs, que l’on voit souvent dans les hubs de transports et de fret. Mais plus récemment, une entreprise française, et plus précisément bretonne comme son nom le laisse deviner, a encore innové en la matière.

En effet, Qualité BZH, une entreprise locale spécialisée dans l’isolation thermique des bâtiments, dans le traitement de l’humidité et du bois, a renforcé ses équipes avec une nouvelle recrue toute particulière… En effet, il s’agit de Nellig, une magnifique femelle berger suisse au pelage blanc, et dont la spécialité est de flairer, avant même les premiers signes visibles, l’apparition de champignons lignivores comme la mérule, particulièrement nocifs pour les charpentes et les structures en bois.   

Un « technicien » du bâtiment à quatre pattes qui détecte l’apparition de la mérule bien avant ses collègues humains !   

Arnaud Coudray et Mickaël Godet les fondateurs de la société spécialisé en traitement de la mérule, Qualité BZH, ont intégré dans leurs rangs un collègue bien particulier, la chienne blanche Nellig. Comme le confessent avec malice les deux compères,  » Nellig est considérée comme un membre de l’entreprise à part entière ».  Même si, à la voir arpenter les chantiers avec son maitre en reniflant les cloisons, équipée de ses petits chaussons protecteurs pour qu’elle ne se blesse pas, c’est plutôt pour elle un jeu dont elle ne se lasse jamais. Chaque examen étant d’ailleurs récompensé par une caresse ou une friandise dont elle se délecte tout autant.  

Mais ce qui est un jeu pour Nellig n’en demeure pas moins d’une utilité formidable pour traquer la mérule bien avant les premiers signes visuels auxquels on se fiait jusqu’alors, et la seule manière de la détecter dans les cloisons était de pratiquer des « sondages destructifs ». Car la mérule, qui regroupe en fait une famille de champignons dits  » lignivores », dont l’espèce la plus répandue porte le nom poétique de mérule pleureuse », mais dont le régime alimentaire se compose de cellulose.  Vous le savez surement, cette dernière est massivement présente dans le bois et les matériaux qui en contiennent comme le papier, le carton, ou encore certains isolants tels que la ouate de cellulose, c’est pourquoi sa présence dans les bâtiments est à circonscrire dès que possible. 

Comme nous le confie Mickaël, sans la présence du chien renifleur, c’est aux premiers signes visuels sur les cloisons que l’on détecte la présence de mérule, hélas, lorsqu’elle est visible, il est souvent trop tard pour éviter des travaux importants de traitement et de rénovation.

Grâce à la chienne Nellig, il est possible de détecter ce fléau des charpentes et des cloisons dès l’apparition de spores, bien en amont, en préservant l’intégrité du bâtiment puisque la zone d’intervention et de sondage sera réduite au maximum. Encore inédite dans l’hexagone, cette technique devrait bientôt faire des émules dans le secteur du bâtiment, bien que pour cela, il faille tout de même entrainer le chien renifleur pendant deux ans. Mais au regard des atouts que cela implique et du plaisir de travailler avec un chien adorable, il y a fort à parier que certains suivront cet exemple !